Une année de chasse à l'orage
Que dire sur cette année 2006, ma première année de chasse à l'orage? Tout simplement excellente... Des sensations... Que de sensations! Des spectacles formidables, au plus profond de la nuit, qui nous sont résérvés, pendant que la majeure partie des gens dorment...
Quelle extase de se sentir seul, de nuit, en pleine campagne, face au plus fascinant phénomène climatique qu'est la foudre.
Un mélange d'emerveillement,
de joie, d'excitation, mais aussi de peur, quand le danger ce fait proche... La vingtaine de chasses nocturnes que j'ai pu faire, m'a permis de rapporter quelques clichés empruntés à mère nature, bien évidemment avec son accord (la preuve, elle m'a laissée revenir, pour les partager avec vous...), même si parfois les kilomètres furent nombreux pour au final 1 ou 2 clichés... Mais qu'importe ! même si les photos ne sont pas aux rendez vous, rien que le fait d'assister à ces spectacles majestueux, m'ont comblé.
4 juillet, mon 14 juillet!
Ce jour là fut ma plus belle chasse à l'orage. Voici un petit résumé.
Cela faisait que quelques jours que ma copine, Stef m'avais rejoins chez moi, à Aurillac. Ce mardi soir, des orages étaient
annoncés, un front remontant des pyrénées. Je lui ai donc demandé si elle voulait me suivre, bien décidé à lui faire découvrir la magie d'une chasse à l'orage. Nous partîmes en direction de Salers, puis Mauriac (Nord Est), vers 20h. Nous avons assité au passage d'un premier front, mais trop lointain pour faire des photos. Le spectacle était en revanche superbe, et pour une 1ère fois rassurant pour Stef, sans pluie, avec peu de bruit, et en sécurité (car assez loin de l'orage).
Il était 23h00, nous prenions le chemin du retour... Mais pour moi rien n'était terminé. J'avais le sentiment (et l'espoir!) que cela ne se termine pas comme cela, sans aucune photo. De retour à Aurillac, un autre orage remonte déjà. Mais celui ci passe du coté Est d'Aurillac,
et déverse beaucoup de pluies, impossible de sortir de la voiture. Néanmoins j'arrive à claquer une foudre, prise de l'interieur de la voiture, visible ici.
Puis l'orage remonte vers le nord... retour sur Aurillac. Mais pour moi ce n'est toujours pas terminé. J'ai envie de continuer. Il est environ 1h du mat.
Je décide de prendre en direction du sud, vers Maurs, sachant que les orages remontaient ce soir là du sud-ouest. Est ce la bonne solution? Ne suis-je pas en train de faire des bornes pour rien? Devrais je rentrer chez moi? Demain c'est boulot, à 8h00... Aller, on continue. 5 bornes, rien. 10 bornes, toujours rien. Tu t'es encore planté mon vieux ! Mais après une 20 aine de kilomètres, le ciel recommença à s'illuminer! Le piètre météorologue que je suis avait cette fois ci vu juste!
Nous ne le savions pas encore, mais le spectacle allait être grandiose.Arrivé à la hauteur du Rouget, je me gare sur une petite aire, qui donne en direction du Sud - Sud-Ouest. Nous apercevons les premiers coup de foudre, Il est 3h00 du mat. Il ne pleut pas, cette fois çi la chance est avec nous! Je sors le trépied, je me cale de l'autre coté de la route, l'objo en direction du sud, vers la Bastide du Haut Mont. L'orage remonte, passe juste à coté de notre position, assez près pour prendre mes premiers "beaux" clichés, mais aussi assez loin, pour ne pas être trop arrosé! 
Quelques voitures passent, de temps en temps, laissant leur trace rouge sur les photos. Quelle sensation, de se sentir au coeur de l'orage, pouvoir prendre ses photos tranquillement, sans être obliger de faire vite à cause de la pluie...
Puis l'orage continue, comme les précédents, sa remontée. Je décide donc de descendre encore plus dans le sud, sur un point dominant, pour voir les orages continuant à remonter... Direction la Bastide du Haut Mont. Une ambiance bizarre règne dans se petit village, à la frontière entre le Cantal et le Lot. Quelques maisons, jamais personne (normal à cette heure ci me direz vous!) une sorte de village fantôme. Et voilà que d'autres orages remontent. Cela en revanche nous passent dessus, et la foudre ne tombe pas loin à chaque fois. Un sentiment de peur nous emparent dans ce village incon
nu, notamment après un coup de foudre proche. Nous rentrons, il est 5h du mat, le temps de prendre une dernière photo à St Mamet et sur Aurillac. Le flot d'orages ne s'arreta que vers midi. Au travail, la fatigue se fit bien sentir, tandis qu'un orage d'une extrême violence (électriquement parlant) continuait de s'abbattre sur Aurillac. Depuis le bureau au 3ieme étage, je contemplais, admiratif, la foudre tombant sur la ville, par çi, par là.
Malheureusement, Celle ci va faire 2 morts sur le chantier de la piscine, ce matin même. Fait qui nous rappelle au combien il faut être prudent quand on chasse un orage.
Pour finir, et retracer cette première année de chasse, j'ai monté une petite vidéo, que Stef a filmé pendant que moi je shootais avec le reflex. Ca se passe ici.